Mélodie et bonne humeur, les Itchy Poopzkid font ce qu’ils font le mieux pour leur nouvel album : Six

De gauche à droite : Daniel Friedl, Max Zimmer, Sebastian Hafner

De gauche à droite : Daniel Friedl, Max Zimmer, Sebastian Hafner

Les Itchy Poopzkid sont composés de trois membres : basse, batteur et guitare/chant. Et bien que se revendiquant appartenir au genre punk, les Itchy Poopkid produisent un punk teinté de pop.

Groupe originaire de l’Allemagne du Sud, d’Eislingen près de Stuttgart, ils chantent en anglais et ne prévoient pas de passer à l’allemand comme l’ont fait les Donots. Cela peut se comprendre car on ne peut pas vraiment dire que leurs textes soient d’une grande profondeur. Néanmoins, cela ne veut pas dire que les Itchy Poopzkid n’ont rien à dire. Les paroles sont souvent percutantes mais plutôt optimistes en encourageant à prendre conscience de soi, des autres, de la planète. Les textes sont peu cinglants. Lorsqu’ils abordent des problèmes de société, les textes seront plutôt simplement cyniques.

Ce qui fait des Itchy Poopzkid l’un des groupes préférés des Allemands, c’est d’abord la musique, rapide, toujours entraînante, mélodique et mettant de bonne humeur. C’est ce qu’ils savent faire de mieux et c’est ce à quoi nous avons droit sur leur sixième album sorti en 2015 : Six.

La première chanson met d’ailleurs tout de suite dans le bain. She’s Gonna Get it démarre sans prévenir. C’est un hit potentiel. Le refrain est très facile à retenir et le texte sans aucune profondeur. Six sera un album qui ne surprendra pas les fans du groupe.

Sebastian Hafner sur une planche de skateboard dans le public

Sebastian Hafner sur une planche de skateboard dans le public

Il en est de même pour la plupart des morceaux. Grip it Higher, I gotta get away, Plastic… sont des chansons pleine de pêche et dont l’énergie se communique facilement à l’auditeur.

Out There est peut-être le plus gros hit de l’album grâce à sa mélodie irrésistible et ses paroles drôles et pleine d’ironie sur le besoin irrépressible que ressentent certains d’exister à travers les autres.

And now we stopped est également un hit potentiel, facile à chanter avec plein de « Oh Woah! ».

On trouve également quelques chansons très bourrines comme The Weight of the Water ou Never Day Die.

L’album alterne les chansons rapides avec d’autres, plus calmes, presque des ballades, comme Darkness ou Meant to Be.

L’une des chansons les plus originales est sans doute Dancing in the Sun avec son texte cynique, voire sarcastique :

« Est-ce que vous vous souvenez de ces gamins plein de rage ?
Maintenant ils ont des Mars et des Twix »

La vidéo représente très bien le cynisme des paroles et s’avère particulièrement percutante. Elle mérite largement le détour.

L’album se termine avec Kings and Queens une chanson mainstream, avenante, pleine de courage et positive.

« C’est d’abord à moi de changer mon avenir
Allez, bouge-toi et trouve ce qui a du sens »

Image tirée de la vidéo why still bother

Image tirée de la vidéo why still bother

Sans prétention, sans prise de tête avec personne, sans dresser les gens les uns contre les autres, les Itchy Poopzkids livrent un rock mélodique et sans fioriture qui parlera aux gens de bonne volonté.

Tracklist
1. She’s Gonna Get It
2. Grip It Tighter
3. Darkness
4. I Gotta Get Away
5. Dancing In The Sun
6. Never Say Die
7. Meant To Be
8. And Now We Stopped
9. Plastic
10. Out There
11. Trusty Friend
12. The Weight Of The Water
13. Kings & Queens

 

 

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