Playlist Rocklauter de mai

Chaque mois impair, nous vous présentons une liste de lecture composée d’une vingtaine de titres sélectionnés par notre équipe. Ainsi, nous partageons avec vous des morceaux anciens ou récents que nous écoutons en ce moment, et que nous n’avons pas forcément encore pu évoquer sur le site.

Ce mois-ci, nous vous proposons une liste de lecture composée par Madsen, Kraftklub, Tocotronic et Irie Révoltés… 

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Feine Sahne Fischfilet – Für diese eine Nacht Traduction

Feine Sahne Fischfilet est un groupe punk originaire du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ce Land du nord-est de l’Allemagne, en ex-RDA, borde la mer Baltique et s’avère la région la moins densément peuplée de tout le pays, la moins industrialisée et au taux de chômage le plus élevé. Dans Für diese eine Nacht, le chanteur regrette que ses amis quittent la région et se demande s’il ne devrait pas en faire autant.

Für diese eine NachtJuste cette nuit
Meine ganze Generation
Jeder hier kennt die Frage schon
In Dauerschleifen diese Zeilen
Gehen oder Bleiben!
Ma génération toute entière
Tous ici connaissent déjà la question
Ces mots tournent en boucle
Partir ou rester !
Ein viel zu tiefer Sumpf
Viele Bekannte, Freundeskreis schrumpft
Sind unsere besten Jahre jetzt schon um?
Un marais bien trop profond
Plein de connaissances, un cercle d’amis qui rétrécit
Nos meilleures années sont-elles déjà finies ?
Komm schon für diese eine Nacht
Als wenn nur dies uns glücklich macht
Verdräng, verlier, ignorier!
Komm schon für diese eine Nacht
Als wenn nur dies uns glücklich macht
Verdräng, verlier, ignorier!
Allez, viens juste cette nuit
Comme si c’était la seule source de bonheur
Exclu, perdu, ignoré
Allez, viens juste cette nuit
Comme si c’était la seule source de bonheur
Exclu, perdu, ignoré
Alle um mich herum
Ziehen weiter um
Ich krieg hier langsam Angst allein zu sein
Ich kann euch gut verstehn
Habt ihr Angst vorm in die Zukunft zu sehen?
Was bleibt, wenn immer nur die Guten gehen?
Tous autour de moi
Se taillent ailleurs
Je commence à prendre peur, ici tout seul
Je vous comprends parfaitement
Avez-vous peur de regarder l’avenir ?
Que reste-t-il si ce sont les meilleurs qui partent ?
Komm schon für diese eine Nacht
Als wenn nur dies uns glücklich macht
Verdräng, verlier, ignorier!
Allez, viens juste cette nuit
Comme si c’était la seule source de bonheur
Exclu, perdu, ignoré
Komm schon für diese eine Nacht
Als wenn nur dies uns glücklich macht
Verdräng, verlier, ignorier!
Allez, viens juste cette nuit
Comme si c’était la seule source de bonheur
Exclu, perdu, ignoré
Wir - werden am Tresen randalieren
Wir - unseren Absturz zelebriern
Wir - nehmen das alles gern in Kauf
Wir - wachen an der Ostsee auf
Nous… allons vandaliser le bistro
Nous… célébrons notre débâcle
Nous… acceptons tout ça
Nous… nous réveillons au bord de la mer Baltique
(chorus 4 x)
Komm schon für diese eine Nacht
Als wenn nur dies uns glücklich macht
Verdräng, verlier, ignorier!
(chorus 4 x)
Allez, viens juste cette nuit
Comme si c’était la seule source de bonheur
Exclu, perdu, ignoré

Vidéo officielle :

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Wanda, musique pop avec Amore

La musique de Wanda se révèle clairement pop avec des influences provenant du rock alternatif et du rock ‘n’ roll.

On n’hésite pas à comparer leur musique à celle des Clash comme lorsqu’elle passe brusquement de la guitare aux chœurs (Bleib wo du warst an), effet typique du groupe londonien. Le groupe, quant à lui, se définit par le terme « musique pop avec Amore », ce qui signifie que les textes traitent principalement d’amour. L’important c’est le bonheur.

Parfois chantées dans le dialecte viennois, d’autres fois particulièrement cyniques, les paroles ne sont pas toujours très compréhensibles, comme pour mieux appuyer le fait que c’est avant tout la musique qui prime. Cependant, les textes s’intéressent aussi parfois à des thèmes plus sérieux comme la frustration sexuelle (Bologna) ou la séparation (Auseinandergehen ist schwer).

Le nom du groupe fait référence à Wanda Kuchwalek, la maquerelle qui sévissait à Vienne dans les années 70, une figure mythique de la culture underground de la ville.

Le groupe est né en 2012 à Vienne. Wanda est alors composé de Marco Michael Wanda (chant), Manuel Christoph Poppe (guitare), Christian Hummer (clavier), Ray Weber (basse) et Lukas Hasitschka (batterie).

Après la sortie du single Schick mir die Post en avril, Amore, leur premier album, sort en octobre 2014 et atteint la treizième place des charts autrichiens (avant de devenir album d’or en 2015). Dans la foulée, Wanda part en tournée dans les pays germanophones avec leur Opel Vivaro, se produisant dans des salles trop petites eu égard à leur popularité trop vite acquise.

Durant le plus prestigieux des concours musicaux autrichiens, les Amadeus Award, Wanda reçoit la plus haute récompense dans la catégorie pop/rock alternatif, et se voit également nominé dans les catégories album, chanson et concert de l’année.

Le second album de Wanda, Bussi, sort le 2 octobre 2015 chez Vertigo Records. En moins de deux semaines, il obtient le statut de disque d’or. Lors des Amadeus 2016, le groupe remporte cette fois-ci les catégories « groupe de l’année » et « concert de l’année ».

En août 2015, des controverses font leur apparition après la diffusion de la vidéo accompagnant le second extrait de l’album, Bussi Baby, dans laquelle apparaît la journaliste antiféministe Ronja von Rönne.

Le chanteur rappela alors que même si Wanda s’oppose fermement au racisme, à la misogynie et au sexisme, les chansons du groupe n’étaient pas politisées.

Wanda s’avère malgré tout un groupe qui polarise, on aime ou on déteste, il n’y a pas de « oui, mais ».

Quoi qu’il en soit, la revue Musikexpress qualifia Wanda de « probable dernier groupe de rock ‘n’ roll important de la génération ». Quant aux lecteurs de Rolling Stone, ils ont élu Wanda « groupe de l’année » en 2015.

Sans faire de pause, Wanda sort son troisième album en octobre 2017 : Niente

Sources : http://www.laut.de

 

Playlist Wanda :

 

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Krafklub se produit jeudi 18 janvier 21 h 00 à La Gaîté lyrique à Paris 3e.

Krafklub livre des chansons dans un style punk-rock-rap et aux paroles sans concession. En Allemagne, chacun de leur concert crée l’événement. Leur premier album, Mit K (2012), a été disque de platine. Le second album, in Schwarz (2014), a été disque d’or. Leur dernier album en date, Keine Nacht für Niemand (2017), en six mois, est numéro 1 des ventes.

Leur musique diablement entraînante, leur engagement, leur immense générosité sur scène sont les trois raisons pour lesquelles il est indispensable d’aller les voir à La Gaîté lyrique !

Pour réserver : https://gaite-lyrique.net/billetterie

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Le rock inspiré de Razz

Nouveau venu sur la scène allemande avec leur album With your hands will conquer, Razz produit un mélange expérimental de rock alternatif et indépendant, tout en combinant garage rock, rock ’n’ roll et blues rock. Souvent, ils sont comparés à Kings of Leon, Editors, Interpol, mais pas seulement. Leur premier album sorti en 2015 évoque à la fois la fraîcheur des débuts de Mando Diao et s’inspire du meilleur de Two Door Cinema Club.

Un album nerveux

Black Feathers, ouvre l’album avec des riffs minimalistes. Quant à la voix de Niklas Keiser, elle nous saisit immédiatement.

Sans que jamais ne baisse le rythme s’enchaînent 1953 – Hilary, I’ll be your ghost, Blink Of an Eye, Turning Shadows ainsi que Gigantic Windows et son joli final (“Wake up little boy, You’ve run too fast”). Chaque morceau s’appuie sur un refrain entraînant et une guitare mélodique.

Rising Tide est la première chanson à atténuer le rythme, mais après l’intro, le morceau repart de plus belle avec de jolis passages (« I keep on running from you, heading for spaces ») avant de s’achever sur un final qui fait honneur au rock.

Ember & Dust ensuite est peut-être la chanson la plus faible. La déception est cependant vite surmontée avec Youth & Enjoyment, le petit chef-d’œuvre de l’album et le morceau le plus apprécié des fans.

Suivent alors l’excellent Broken Gold et son rock teinté de blues, ainsi que Postlude, morceau qui démontre à lui tout seul les capacités des quatre garçons. L’album se termine avec la seule ballade, The Blood Engine qui ouvre les concerts du groupe.

Solidité et constance

Du début à la fin, With your hands will conquer est un album simple, direct et plein d’émotions, de bonne tenue, du premier au dernier morceau. Nos rockeurs venant du Pays d’Ems, coin d’Allemagne du Nord frontalier avec les Pays-Bas, n’ont peut-être rien inventé. Quoi qu’il en soit, du haut de leur vingt ans, ils parviennent à nous offrir du Coldplay et du Two Door Cinema Club de bon aloi, un exploit que ces derniers eux-mêmes n’arrivent plus à reproduire. Tous les titres sont a minima très bons, et au moins l’un d’entre eux, Youth & enjoyment pour ne pas le citer, a l’envergure d’un hit.

Un début intéressant

Alors que la plupart des jeunes attendent patiemment de passer le Bac, Niklas Keiser (chanteur), Steffen Pott (batteur), Christian Knippen (guitare) et Lukas Bruns (bass) se sont décidés dès 15 et 16 ans à monter leur groupe de rock.

Razz a débuté en participant à plusieurs concours organisés par des radios de jeunes. Au cours de ces concours, leur chanson Turning Shadows leur permis de remporter plusieurs fois le gros lot. Forts de ce début encourageant, les membres de Razz se sont attaqués aux festivals durant l’été 2014. Là, ils reçurent un accueil tout aussi chaleureux avant d’assurer la première partie de Kraftklub durant la tournée Randale en 2015.

En concert, Razz fait preuve d’une réserve et d’une timidité probablement dues au jeune âge des protagonistes. On a l’impression d’avoir affaire à des gamins, cependant dès qu’ils jouent, l’auditoire est conquis par la qualité de leur musique, minimaliste mais propre. Leurs chansons parlent d’amour, de jeunesse et de colère. La musique s’avère colorée de nombreuses influences mais la voix chaude et grave de Niklas Keiser assure la différence.

La suite, bientôt

Avec With your hands will conquer, Razz cherche son style, sa personnalité. À la fin de l’écoute, on ne peut que constater qu’ils sont sur le bon chemin. Il semble assez évident que nous tenons ici un groupe prometteur qui devrait faire honneur à la scène musicale indépendante allemande. Le second album est prévu en 2016.

 

Tracklist
1. Black Feathers
2. 1953 – Hillary
3. I’ll Be Your Ghost
4. Blink Of an Eye
5. Turning Shadows
6. Gigantic Windows
7. Rising Tide
8. Ember & Dust
9. Youth & Enjoyment
10. Broken Gold
11. Postlude
12. The Blood Engine

 

Playlist Razz – :

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Traduction des paroles de Schüsse in die Luft de Kraftklub

Nous vous proposons notre traduction de Schüsse in die Luft de Kraftklub, une chanson subversive. La vidéo sous-titrée est en bas de page.

D’après Felix Brummer, le chanteur vedette de Kraftklub, le fignolage de la chanson Schüsse in die Luft a été particulièrement long. En effet, pendant deux ans, il a peaufiné le texte afin qu’il réponde totalement à l’image qu’il se faisait de ce morceau. Il est très fier du résultat et considère qu’il s’agit là de la meilleure chanson de l’album In Schwarz. Schüsse in die Luft traite d’un sujet qui lui tient à coeur, elle critique avec justesse notre société, emplie de gens médiocres et passifs.

Version Allemande Version Française
Schüsse in die Luft Des tirs en l’air
Meine Mutter sagt: „Junge geh‘ mal schlafen
Fahr mal in Urlaub“
aber ich soll auf die Straße sagt Farin Urlaub
Ja okay, jetzt steh‘ ich hier doch bin allein vor einer Wand
da bin nur ich und sonst nichts nur dieser Stein in meiner Hand
Es ist ein einsamer Krieg gegen den Dreck, der mich umgibt
den verfickten Dreck den scheinbar keiner außer mir sieht
aber wie auch? wenn niemand rausschaut?
lieber auf der Couch mit Frauentausch oder Bauer sucht Frau
Ma mère me dit : « va te coucher fiston,
Et prends des vacances »
Mais Farin Urlaub (1) dit que ma place est dans la rue
D’accord maintenant j’suis là mais j’suis tout seul devant un mur
Ici, il n’y a que moi et juste cette pierre dans ma main
C’est une guerre que je mène seul contre la merde qui m’entoure
La putain de merde que personne ne semble voir à part moi
Mais comment pourrait-il en être autrement quand personne ne regarde
et préfère rester sur le canapé à mater « On a échangé nos mamans » ou « L’amour est dans le pré »
Und ja natürlich nur ironisch und nur so nebenbei
Aber im Vergleich mit den Opfern da ist das eigene Leben schon geil
Ein Hund beißt nicht wenn er bellt und alles ist gut
solange die auf RTL noch bisschen dümmer sind als du
Bien sûr, c’est juste ironique et dit comme ça en passant
Comparée à la pitoyable existence de ces gens, sa propre vie est trop géniale
Un chien qui aboie ne mord pas
et tout va bien tant que ceux qui sont sur RTL
sont encore un peu plus cons que toi
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Ich ziehe in den Krieg, aber keiner zieht mit
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Der einzige hier draußen bin leider wieder ich
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Doch keine Reaktion nur Beschwerden über Krach
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Die Revolution oder Berlin Tag und Nacht
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Je pars en guerre mais personne ne me suit
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
Malheureusement, il n’y a que moi qui sois dehors.
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Aucune réaction à part des plaintes à cause du bruit
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
La révolution ou Secret Story (2)
Du wirst nicht enttäuscht wenn du nie etwas erwartest
und bevor du etwas falsch machst, dann mach mal lieber gar nichts
Irgendjemand sagt schon irgendwann mal irgendwas
ansonsten musst du halt zufrieden sein mit dem was du hast
Und selbst wenn alles Scheiße ist, du pleite bist und sonst nichts kannst
dann sei doch einfach Stolz auf dein Land
Oder gib die Schuld ein paar ander‘n armen Schweinen
Hey, wie wär‘s denn mit den Leuten im Asylbewerberheim
Tu ne seras pas déçu si tu n’attends rien
Et avant de faire quelque chose de mal, mieux vaut encore que tu ne fasses rien
Il y aura bien quelqu’un qui dira quelque chose à un moment quelconque
D’ailleurs, sois déjà bien content de ce que tu as
Et même si tout est de la merde, que t’es fauché et que tu n’peux rien faire
Sois pourtant fier de ton pays
Ou rejette la faute sur de pauvres bougres
Tiens, pourquoi pas les demandeurs d’asile ?
Und nein, ich war nie Anit-Alles ich war immer Anti-Ihr
doch hab‘ schon lange angefangen mich mit Dingen zu arrangier‘n
Und genau das wollt‘ ich nie, ich bin schon viel zu lange hier
Ich muss hier weg, denn ansonsten wird‘ ich irgendwann wie ihr
Et en fait non, je n’ai jamais été anti-tout, j’ai toujours été anti-vous
Mais ça fait longtemps que je m’accommode de certaines choses
Et justement, j’l’ai jamais voulu, ça fait trop longtemps que je suis ici
Je dois partir d’ici sinon un jour ou l’autre je serai comme vous
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Ich ziehe in den Krieg, aber keiner zieht mit
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Der einzige hier draußen bin leider wieder ich
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Doch keine Reaktion nur Beschwerden über Krach
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Die Revolution oder Berlin Tag und Nacht
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Je pars en guerre mais personne ne me suit
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
Malheureusement, il n’y a que moi qui sois dehors.
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Aucune réaction à part des plaintes à cause du bruit
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
La révolution ou Secret Story
Allen ist alles egal, außer der Handyvertrag
(und ich mal’ alles schwarz)
Mit 390 Euro Harz kommt man nicht weit im Bio-Markt
(und ich mal’ alles schwarz)
Dein verkackter Kommentar war natürlich nur ein spaß, alles klar
(und ich mal’ alles schwarz)
Die ganze Nacht besoffene Vollidioten bedienen an der Bar
für sieben Euro die Stunde, aber schwarz
Tous, ils se foutent de tout sauf du contrat de leur portable
(et je vois tout en noir)
Avec 390 euros d’aide sociale, on ne va pas loin au Biocoop
(et je vois tout en noir)
Bien sûr, ton commentaire de merde n’était qu’une blague, ben voyons
(et je vois tout en noir)
Toute la nuit, des débiles complets s’enivrent dans les bars
pour 7 euros de l’heure, mais je vois tout en noir
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Ich ziehe in den Krieg, aber keiner zieht mit
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Der einzige hier draußen bin leider wieder ich
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Doch keine Reaktion nur Beschwerden über Krach
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Die Revolution oder Berlin Tag und Nacht
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Je pars en guerre mais personne ne me suit
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
Malheureusement, il n’y a que moi qui sois dehors.
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Aucune réaction à part des plaintes à cause du bruit
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Und ich schieße in die Luft (bang, bang, bang)
Drei Schüsse in die Luft (bang, bang, bang)
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)
Et je tire en l’air (bang, bang, bang)
Trois tirs en l’air (bang, bang, bang)

 
(1) Farin Urlaub est un rocker allemand, membre fondateur du groupe Die Ärzte. Son nom d’artiste vient de son loisir préféré : Fahr in Urlaub (partir en vacances)

(2) Berlin Tag und Nacht : émission de téléréalité allemande – traduction littérale : Berlin de jour comme de nuit. L’équivalent de Secret Story en France

Video sous-titrée :

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Schick Schock, le dernier album de Bilberbuch, les quatre jeunes Autrichiens qui ont conquis l’Allemagne

Bilderbuch est un groupe d’origine autrichienne formé en 2005, alors que les membres avaient entre 14 et 15 ans. Leur musique s’inspire principalement de hip-hop, tout en flirtant régulièrement avec le rock alternatif, en particulier depuis leur dernier album : Schick Schock.

L’album s’ouvre avec « Willkommen im Dschungel » (Bienvenue dans la jungle). Guitare, batterie, rythmique rock… Le ton est donné. Contrairement à Frittenbude qui est également un groupe rap, Bilderbuch livre un rock clairement plus rock que pop.

Dans « Feinste Seide », le groupe propose des bruits étranges et non conventionnels, relayés par la voix de Maurice Ernst qui aboie, parle, chante. C’est déroutant mais ça fonctionne très bien ; et c’est surtout très sexy, comme le sera d’ailleurs la quasi-totalité de l’album.

Le clip de la chanson « Maschin » fait partie des 10 meilleurs clips au monde selon le Miami International Film Festival qui a été impressionné par la maestria avec laquelle le mouvement y est représenté.

Le clip de la chanson « Maschin » fait partie des 10 meilleurs clips au monde selon le Miami International Film Festival qui a été impressionné par la maestria avec laquelle le mouvement y est représenté.

Avec « Spliff », le groupe verse dans le funk, mais les riffs de guitare sont de nouveau à l’honneur avec la chanson suivante qui a donné son titre à l’album. « Schick Schock » fonctionne, malgré ses riffs et ses synthés. Le texte qui ne fait pas de demi-mesure commence comme ça :

Sag es laut !
Dis-le tout haut !

Du bis hinter meinem Hinern Her !
C’est mes fesses que tu cherches !

Sag es laut, jaul es raus, gib es zu !
Dis-le tout haut, aboie-le, avoue-le !

Du bis hinter meinem Hinern Her !
C’est mes fesses que tu cherches !

Ich spür’s in deinen Fingern
Je le sens dans tes doigts

Du bis hinter meinem Hinern Her !
C’est mes fesses que tu cherches !

Sag es laut, jaul es raus, gib es zu !
Dis-le tout haut, aboie-le, avoue-le !

Hey ! (schick schock)

Le 10 janvier 2016, le groupe a annoncé une pause créative, après avoir tourné près de douze mois dans les salles et les festivals.

Le 10 janvier 2016, le groupe a annoncé une pause créative, après avoir tourné près de douze mois dans les salles et les festivals.

On peut le constater, Bilderbuch ne se prend pas au sérieux comme en atteste le look cocasse du chanteur Maurice Ernst.

Plus délicat, tout en nuances et carrément érotique, s’avère l’hymne que Bilderbuch chante à la gloire des boissons gazeuses (Coca-Cola, Fanta, Sprite, 7up, Pepsi, etc). « Softdrink » utilise le hip-hop comme véhicule pour nous faire sentir l’été, les bulles qui coulent le long de la canette, la capsule qu’on décapsule…

Arrive ensuite ce qui fut le gros hit du groupe en 2013, « Maschin », sorti avant l’album et qui a fait danser tout le monde.

Après Schoenwetter Schallplatten en 2009 et Die Pest en 2011, Schick Schock est le troisième album de Bilderbuch et le premier à devenir disque de platine.

Après Schoenwetter Schallplatten en 2009 et Die Pest en 2011, Schick Schock est le troisième album de Bilderbuch et le premier à devenir disque de platine.

Lascivité et sensualité reviennent avec « Barry Manilow », un entracte avant un nouveau morceau presque rock : « Rosen Zum Plafond » qui utilise la flûte de pan pour accompagner du rap. Suit « Plansch », cette fois-ci clairement rock.

« Gigolo » introduit du disco funk tout droit sorti des années 80 dans l’album qui se termine juste après avec une fausse ballade, « Gibraltar ».

Alors que l’album débutait en nous souhaitant la bienvenue avec « Willkommen im Dschungel », il se clôt  par « Es ist aus, dafür Applaus ». Littéralement : C’est fini, on applaudit, que l’on peut aussi bien entendre comme une autocongratulation que comme un soulagement. Soyons sérieux, Schick Schock est un album cohérent, sans aucun morceau de trop. Les textes ne sont pas « éclairants » mais a minima poétiques. Ces textes, ainsi que la musique originale et exigeante font de cet album un indispensable.

Tracklist :
1. Willkommen im Dschungel
2. Feinste Seide
3. OM
4. Spliff
5. Schick Schock
6. Softdrink
7. Maschin
8. Barry Manilow
9. Rosen zum Plafond (Besser Wenn Du Gehst)
10. Plansch
11. Gigolo
12. Gibraltar

Playlist Schick Schock :

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Sippenhaft, le quatrième album de Herrenmagazin

Herremagagazin : Deniz Jaspersen (chant et guitare), König Wilhelmsburg (guitare), Paul Konopacka (chant et basse) und Rasmus Engler (batterie)

Herremagagazin : Deniz Jaspersen (chant et guitare), König Wilhelmsburg (guitare), Paul Konopacka (chant et basse) und Rasmus Engler (batterie)

Lepremier album sonnait clairement rock mais depuis le groupe a évolué vers un autre style, plus pop.En faisant intervenir plus d’acoustique, ainsi qu’en laissant une plus grande place au piano, ils ont acquis un style personnel qui leur permet de trouver dans la scène rock allemande une place à part et bien à eux.

« Ehrenwort », qui ouvre l’album est d’ailleurs une chanson sans guitare. Quoi qu’il en soit, si la musique n’agresse pas l’auditoire, les textes de Deniz Jaspersen n’en sont pas mielleux pour autant. Clairement, les textes ne laissent pas indifférents, en particulier pour une chanson qui parle du mariage :

Was habe ich mir nur vorgemacht, als ich vom freien Leben sprach?

Denn bei jedem kleinen Schritt beurteilst du die Dinge mit.

Qu’est-ce que j’ai cru lorsque je parlais de liberté ?

Car à chaque pas que je fais, tu me juges.

 

Après « Halbes Herz », plus rythmée et peut-être la plus belle chanson de l’album, arrive « Alles so bekannt », toujours aussi « dynamique », et pleine de désillusion :

Will keine Gläser heben, ich schlage keine Hand.

Die Zeichen, die sie geben sind alle so bekannt.

Es ist kein Meer der Weisheit, sondern der Beckenrand.

Das ist dein eigener Kleingeist und alles so bekannt.

Je ne veux pas lever de verre, je ne frappe aucune main.

Les signes sont tous tellement connus.

Ce n’est pas une mer de sagesse, mais le bord du bassin.

C’est ton esprit borné et tout est déjà connu.

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Le calme revient avec la chanson « Sippenhaft » qui a donné son nom à l’album. Le piano et la basse sont mis en avant, les accords de guitares électriques assoient une atmosphère légère. Quant aux percussions, elles se font discrètes. Et à l’instar d’autres chansons, les paroles qui abordent une nouvelle fois la famille sont particulièrement percutantes :

In meinen Gesten, meinem Blick. In meinen Leistungen und bei jedem Missgeschick sitzt du mir im Genick. […] Wo wurde ich da nur reingeboren? Was hat mich nur her verschlagen?

Quels que soient mes gestes, mon regard, mes réussites et mes erreurs, tu es accroché à ma nuque (…) Où suis-je né ? Qu’est-ce qui m’a amené ici ?

 

Avec « Gärten », l’album continue sur une chanson plus légère avant de nous inviter à danser avec « Zum Teufel » et surtout « Es reißt mich zusammen ».

Morceaux plus calmes sur la forme, « Wir bluten aus » et « Käferlicht » se distinguent néanmoins des autres chansons avec des paroles plus intenses et pleines d’émotion.

Wir bluten aus und sind nur für den Staub bestimmt.

Nous nous vidons de notre sang et ne sommes destinés qu’à la poussière.

 

« Zwischen den Tätern » redonne du rythme en alternant des moments calmes et d’autres plus agités, avant que « Bis du mir glaubst » termine l’album sur une chanson à nouveau apaisante, mais cependant mélancolique, en décrivant à la perfection un mensonge en suspens :

Wenn du mich fragst, dann war ich nie da. ,Ach was weiß ich, was weiß der Wind! Was ist denn daran jetzt noch unklar? Oh ich weiß doch, dass es stimmt. Bis du mir glaubst, glaub’ ich es auch. Ich weiß doch auch nur so viel, wie du wissen brauchst.

Si tu me demandes, alors je n’ai jamais été là. Qu’en sais-je, que sait le vent ! Qu’est-ce qu’il reste encore à comprendre ? Oh mais je sais que c’est vrai. Jusqu’à ce que tu me croies, j’y crois aussi. J’en sais juste assez pour ce que tu as besoin de savoir.

 

Influencés par le punk à leur début, les membres de Herrenmagazin confirment avec Sippenhaft la direction qu’ils prenaient à partir de leur second album, à savoir un son plus calme, moins agressif. Ceci dit, il n’y a pas de quoi s’inquiéter car la qualité est au rendez-vous. L’écoute musicale s’avère vraiment très agréable et Deniz Jaspersen, qui écrit les paroles, se révèle un excellent conteur.

 

 

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Küken des Orion, Le rap pop et rock de Frittenbude

Pour ce quatrième album, Küken des Orion, Frittenbude souhaitait faire de la techno un peu rude, presque punk. À la place, ils nous livrent du rap teinté de pop rock. Même si le groupe utilise encore beaucoup de sons fabriqués virtuellement grâce à l’ordinateur, guitare et batterie font malgré tout leur apparition sur l’album. Et même si leurs concerts continuent de ressembler à une immense rave party, un batteur les accompagne désormais sur scène.

 « C’est un album très personnel, mais à une époque où tout le monde est en quête de la même chose, chacun devrait s’y retrouver. » Johannes Rögner, leader du groupe

« C’est un album très personnel, mais à une époque où tout le monde est en quête de la même chose, chacun devrait s’y retrouver. » Johannes Rögner, leader du groupe

Depuis dix ans, Frittenbude fait de la musique qui parle à une génération qui se démène entre superficialité et insatisfaction, échecs récurrents et la volonté, malgré tout, de rester optimiste quant à son avenir. Dans ses chansons, Frittenbude loue l’hédonisme, la recherche du plaisir et surtout l’évitement du déplaisir. On le constate dans des morceaux comme Rave ist kein Hobby et So da wie noch nie où ils incitent à faire la fête, sans limite, jusqu’à en perdre la notion du temps.

Mais après l’euphorie arrive la désillusion. Les nombreux termes qui se contredisent dans la chanson Die Möglichkeit eines Lamas illustrent le fait que cette profusion de potentialités et d’opportunités qui nous sont offertes finissent par susciter de l’angoisse. Est-ce encore nous qui décidons ou sommes-nous victimes de l’illusion que tout est possible ?

En 2010, sur le festival Hurricane à Scheeßel, la prestation de Frittenbude dû être annulée pour raisons de sécurité tant l’affluence sous la tente s’est avérée plus importante que prévue.

En 2010, sur le festival Hurricane à Scheeßel, la prestation de Frittenbude dû être annulée pour raisons de sécurité tant l’affluence sous la tente s’est avérée plus importante que prévue.

La mélancolie qui berce l’album est renforcée par la présence de Dirk von Lowtzow et sa voix suave sur la chanson Was am Ende bleibt. Le leader de Tocotronic ici en guest-star symbolise parfaitement une certaine désillusion dans le rock allemand.

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Immer muss ich alles sollen de Gisbert zu Knyphausen

jaquette de l'album Immer muss ich alles sollen

Les treize meilleurs chansonniers allemands se sont donnés rendez-vous pour concevoir un CD, Unter meinem Bett, à destination des enfants mais qui ravira également les parents grâce à des textes drôles et intelligents.

La compilation dénommée « Unter meinem Bett » (sous mon lit) est sortie le 16 octobre dernier et comprend des chansons signées Bernd Begemann, Desiree Klaeukens, Nils Koppruch, Moritz Krämer, PeterLicht, Wolfgang Müller, Käptn Peng, Jan Plewka, Pohlmann, Olli Schulz, Francesco Wilking et Gisbert zu Knyphausen, un chanteur que nous aimons beaucoup et que nous ne manquerons pas de vous faire découvrir.

Très calmes ou carrément rock, les chansons fêtent la joie de vivre, la différence, la rébellion et l’anarchie enfantine.

Sur notre chaîne Youtube, nous vous proposons de découvrir le clip de « Immer muss ich alles sollen », premier single tiré de la compilation.

La chanson, signée Gisbert zu Knyphausen, invite les enfants à la rébellion contre leurs parents : « Immer muss ich alles sollen. Jetzt lasst mich doch auch endlich mal etwas wollen » c’est-à-dire : « Tout
le temps je dois faire les choses qui sont attendues de moi. Maintenant, enfin, laissez-moi faire les choses dont j’ai envie ».

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