Kadavar, retour aux sources

Imprégnée de stonerock, de hardrock et de rock psychédélique, la musique de Kadavar est fortement inspirée par celle de Black Sabbath, Pentagram et Hawkwind, des groupes américains et britanniques très prolifiques dans les années 1970.

Kadavar naît en 2010 à Berlin. Les membres viennent de Thüringen, Münster et de l’Autriche, et cherchent à saisir la griffe des années 70. Ainsi, ils enregistrent par exemple avec du matériel d’époque. Quant au style vestimentaire si particulier du groupe, il est composé par des habits achetés dans des magasins berlinois de deuxième main. En revanche, le groupe ne se considère pas satanique ou occulte.

Philipp « Mammut » Lippitz, et Christoph « Tiger » Bartelt commencent à jouer ensemble en 2010. Les deux compères sont rejoints durant l’été 2012 par Christoph « Lupus » Lindemann, comme chanteur et bassiste.

Quelques semaines plus tard sort le premier album, intégralement vendu en précommande et donc épuisé avant même d’atteindre les bacs. Les critiques sont élogieuses.

Encouragé par les nombreux retours positifs, Kadavar publie un second album à peine quelques mois après le premier et c’est en avril 2013 que sort le très attendu Abra Kadavar. Les critiques sont aussi élogieuses que celles du précédent album.

Peu de temps après, Philipp Lippitz quitte le groupe ; il est remplacé par Simon „Dragon“ Bouteloup qui avait déjà participé aux deux précédentes prestations scéniques.

Alors que le second album atteint la 42ème place des ventes en Allemagne, Kadavar s’acoquine avec les australiens de Wolfmother et les accompagne lors d’une tournée en Europe.

En 2013 et 2014, le groupe est nominé dans la catégorie « meilleure révélation » lors des Metal Hammer Awards, récompense décernée par le mensuel du même nom.

Les trois barbus commencent à travailler sur leur troisième album début 2015. Berlin sort ainsi le 21 août de la même année et atteint cette fois-ci la 18ème place des charts allemands. Plus grand public, plus moderne aussi, l’album s’imprègne d’une touche plus pop, qui n’est pas sans évoquer Wolfmother. C’est aussi l’année où le groupe joue pour la première fois à Rock Am Ring, le plus grand festival de rock Outre Rhin. S’en suit une tournée en Europe, mais cette fois-ci Kadavar est en haut de l’affiche.

En 2017 sort le quatrième album du groupe, Rough Times, qui se présente comme un retour aux sources, bien moins grand public. Dust, Steamhammer, Hawkwind et Black Sabbath sont ainsi fêtés tout au long des dix pistes que comporte l’album.

À l’automne, Kadavar part de nouveau en tournée sur le vieux continent avant de jouer en première partie d’Ozzy Osbourne à Oberhousen et de Scorpions à Ludwigsburg.

Fin 2018 sort l’album live in Copenhagen enregistré lors d’un concert.

Même si l’on peut regretter un manque d’originalité, Kadavar continue de faire vivre l’esprit des années 70 avec vaillance et passion. Dans le fond, comme dans la forme puisqu’ils respectent les techniques d’enregistrement d’époque. Un groupe authentique, dans une époque superficielle.

Source : Laut.de

Playlist Kadavar :

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