Surfez et laissez un peu de rock allemand vous accompagner durant votre session

Chaque mois impair, nous vous présentons une sélection de 20 titres sélectionnés par notre équipe. Ainsi, nous partageons avec vous des morceaux anciens ou récents que nous écoutons en ce moment, et que nous n’avons pas forcément encore pu évoquer sur le site.

Ce mois-ci, nous vous proposons une liste de lecture composée par Kadavar, Van Holzen…

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Irie Révoltés, c’est fini

Le groupe l’a annoncé, son dernier album « Irie Révoltés / Wir sagen IRIEVOIR! » est le dernier. Voilà une bien triste nouvelle tant Irie Révoltés faisait office de curiosité sur la scène musicale allemande. Mélangeant plusieurs styles (reggae, dancehall, ska, Electro et hip-hop) et deux langues (l’allemand et le français) pour délivrer des messages contestataires politiques et sociétaux, le groupe s’était donné comme objectif de pousser les gens à réfléchir sur des sujets sérieux (l’abrutissement, les réfugiés…) tout en proposant une musique entraînante et positive. Après 17 ans d’existence et 6 albums, ils tournent la page et voguent vers d’autres horizons et projets, dont nous ne savons pour l’instant rien.
Leur envie et leur énergie sur scène étaient impressionnantes à voir, sans parler de leur délicieux paradoxe alliant musique guillerette et sujets sérieux, Irie Révoltés va nous manquer !

Playlist Irié Révoltés :

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Krafklub se produit jeudi 18 janvier 21 h 00 à La Gaîté lyrique à Paris 3e.

Krafklub livre des chansons dans un style punk-rock-rap et aux paroles sans concession. En Allemagne, chacun de leur concert crée l’événement. Leur premier album, Mit K (2012), a été disque de platine. Le second album, in Schwarz (2014), a été disque d’or. Leur dernier album en date, Keine Nacht für Niemand (2017), en six mois, est numéro 1 des ventes.

Leur musique diablement entraînante, leur engagement, leur immense générosité sur scène sont les trois raisons pour lesquelles il est indispensable d’aller les voir à La Gaîté lyrique !

Pour réserver : https://gaite-lyrique.net/billetterie

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Les Donots traduisent Karacho par ¡Carajo! en anglais

Un an plus tard, les Donots dévoilent ¡Carajo!, la version anglaise de Karacho.
Ce dixième album sorti chez OK!Good Records conserve l’empreinte fortement politisée de la version allemande avec des chansons dénonçant les agissements commis par les extrémistes en Allemagne. Dann ohne mich qui devient No part of it en anglais n’a ainsi rien perdu de sa force.

Espérons cependant que les Donots continueront à proposer des albums en allemand ; Karacho ayant eu des retours critiques très positifs, il serait dommage qu’ils ne continuent pas sur cette lancée, d’autant plus que l’album s’était propulsé à la cinquième place des charts.

Tracklist :
1. I Will Deny
2. No Part of It
3. All the Weight of the World
4. Problem What Problem
5. You Can Never Be Alright
6. Damage
7. Faster
8. Head Up High
9. I’m on My Back
10. Stray Dog
11. The End of the World Was Yesterday
12. Better Than That
13. No Matter What
14. Camden Station, 1 AM

Donots – ¡Carajo! (Album Sampler)

Notre critique de la version allemande : Karacho :

Karacho, le dernier album des Donots

 

 

 

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Hier ist nicht Hollywood, premier extrait de Weisses Rauschen, second album d’Erik Cohen

Depuis que le Smoke Blow a décidé de ne plus sortir de nouveaux albums, ni se produire autrement qu’en live, Erik Cohen, leader du groupe sous le pseudonyme de Jack Letten, mène une carrière solo. Il chante en allemand pour marquer une différence avec Smoke Blow dont les chansons étaient en anglais.

En 2014, Erik Cohen a sorti son premier album, Nostalgie für die Zukunft. Son second album, Weisses Rauschen, est disponible depuis début janvier 2016.

Pour l’anecdote, le vrai nom d’Erik Cohen est Daniel Geiger, il est originaire de Kiel et il travaille dans un jardin d’enfants.

Hier ist nicht Hollywood est le premier extrait de l’album.

Vidéo officielle :

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Immer muss ich alles sollen de Gisbert zu Knyphausen

jaquette de l'album Immer muss ich alles sollen

Les treize meilleurs chansonniers allemands se sont donnés rendez-vous pour concevoir un CD, Unter meinem Bett, à destination des enfants mais qui ravira également les parents grâce à des textes drôles et intelligents.

La compilation dénommée « Unter meinem Bett » (sous mon lit) est sortie le 16 octobre dernier et comprend des chansons signées Bernd Begemann, Desiree Klaeukens, Nils Koppruch, Moritz Krämer, PeterLicht, Wolfgang Müller, Käptn Peng, Jan Plewka, Pohlmann, Olli Schulz, Francesco Wilking et Gisbert zu Knyphausen, un chanteur que nous aimons beaucoup et que nous ne manquerons pas de vous faire découvrir.

Très calmes ou carrément rock, les chansons fêtent la joie de vivre, la différence, la rébellion et l’anarchie enfantine.

Sur notre chaîne Youtube, nous vous proposons de découvrir le clip de « Immer muss ich alles sollen », premier single tiré de la compilation.

La chanson, signée Gisbert zu Knyphausen, invite les enfants à la rébellion contre leurs parents : « Immer muss ich alles sollen. Jetzt lasst mich doch auch endlich mal etwas wollen » c’est-à-dire : « Tout
le temps je dois faire les choses qui sont attendues de moi. Maintenant, enfin, laissez-moi faire les choses dont j’ai envie ».

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Cru et fort : Nackt de Van Holzen

van holzen 02
Après s’être produit entre 2006 et 2015 sous le nom de Rockfish, le groupe change de nom en 2015 et s’appelle dorénavant Van Holzen. Ce n’est pas le seul changement opéré par les trois garçons. Florian Kiesling de Mähringen, Jonas Schramm de Lehr et Daniel Kotitschke de Ulmer Kuhber décident de ne plus suivre la mode et laissent tomber l’anglais pour ne plus chanter qu’en allemand. C’est tout à l’honneur de ce groupe dont les musiciens, mineurs, sont encore à l’école et doivent demander à leurs parents de les emmener en voiture à leurs représentations. Des groupes comme Madsen leur ont déjà fait confiance pour s’occuper de la première partie de leurs concerts du temps où la formation s’appelait encore Rockfish.

Nackt est leur premier single

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Kraftklub à la Maroquinerie à Paris le 9 février 2016

Kraftklub est un groupe de rock composé de 5 jeunes Allemands. Ils viennent de la ville de Chemnitz, ex-Karl Marx Stadt, située dans l’ex-RDA. Ils commencent à être très connus en Allemagne, et c’est certainement dû à leur rock, puissant et très entraînant. Ils se produisent à la Maroquinerie le 9 février 2016.

la maroquinerie
Ils ont sorti deux albums, « Mit K » en 2012 et « In Schwarz » en 2014. Ils se produisent depuis un certain temps dans toute l’Allemagne et en 2016, quelques dates sont programmées dans les pays alentours, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et… La France ! Le 9 février 2016, Krafklub bondira sur la scène de la Maroquinerie à Paris.

Kraftklub chante en allemand. Cette magnifique langue peut être un frein à l’exportation du groupe à l’étranger, frein qu’ils ne rencontreraient pas s’ils chantaient en anglais. Néanmoins, que les non germanophones se rassurent, même si leurs chansons sont à textes, elles s’avèrent relativement accessibles. En effet, ils ne font ni dans la poésie ni dans l’allégorie obscure, les paroles restent mélodieuses et « fredonnables ».
Et en tout état de cause, leur musique entraîne le public avec elle. Même si on ne comprend pas tout, on ne peut pas s’empêcher de se tortiller, lever les bras et bondir dans tous les sens. De plus, leur présence sur scène et leur belle ardeur emballeraient n’importe quel public.

Comment réussir ce tour de force ? Grâce à une grande générosité et Kraftklub n’en manque pas. Nous les avons vus au Festival Deichbrand en juillet 2015. C’était impressionnant, d’une part parce qu’une foule de 45 000 personnes qui danse en rythme a de quoi prendre aux tripes et d’autre part parce que l’osmose entre le public et le groupe était parfaite. La foule bougeait en rythme, chantait à tue-tête, scandait les textes et se prêtait à tous les jeux que le chanteur lui proposait. Le public allemand apparaît bon enfant et joueur, et Felix Brummer en a largement profité, faisant s’accroupir les spectateurs et se relever en jetant ce qu’ils avaient sous la main, en les faisant se séparer puis « pogoter » au ralenti, entre autres. Et en  plus des interactions avec le public, le groupe lui en a donné pour son argent. En effet, Kraftklub était pour la première fois tête d’affiche à un festival et leur plaisir d’être là se voyait, ils ont offert un spectacle d’enfer. On en a pris plein les oreilles et plein les yeux. Et quand on pensait que c’était fini, ils repartaient pour une chanson, pour un feu d’artifice, pour une incursion dans le public totalement séduit.

Même s’il n’y aura pas bien sûr 45 000 personnes à la Maroquinerie, il ne faut pas hésiter à aller voir Kraftklub, c’est bon, c’est beau, c’est généreux. Pour réserver votre place, cliquez ici

Vous pourrez constater que notre avis dithyrambique n’est pas erroné en visionnant le concert que le groupe a donné au festival Deichbrand en juillet 2015 :

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